samedi 30 juillet 2016

Fuji-san Atamisé

Jeu de mots foireux j'en conviens mais que voulez-vous, je n'ai pu refréner mon inclinaison à coller au Spectacle en ces temps d'atomisation accélérée. Quid du vivrensemblisme et autres suppositoires estampillés pagamalgamme 500mg en terre d'Ex-France? Une chose est sure, les "fichés S" d'en haut et ceux d'en bas font du bon boulot comme dirait ce brave fiston d'antiquaire. Au fur et à mesure que les loups sortent du bois, le peuple de France dans une convulsion pre-mortem commence à flairer l'embrouille. Trop tard pour la haute trahison retirée de la Constitution...Qu'importe, le français est inventif et bricoleur!



Retour en nipponerie (future terre d'exil?) en mode rétroviseur sur le printemps, débordé que je fus entre guide hanamico-spiritueux pour le Paternel, gravage de nom en bas de parchemin et printemps gélivo-mildiouzesque. 

          Antispéciste convulsif, le père soutient 
ce vieil arbre croulant de 63 ans aux racines
complément imbibées.
    
Oui, le vigneronnet est soluble dans le pétillant.



Or, donc je vous propose une petit combo à peu de distance de Tokyo entre mer et montagne, du luxueux et du rustique. 
Direction Atami, porte d’entrée de la péninsule d'Izu, 45 minutes en Shinkansen et si loin de Tokyo en vérité. Afin de faire découvrir le luxe façon nippone au paternel, j'ai réservé une nuit (suis pas Rothschild!) au Kai-Atami...déçus?... point ne nous fumes. L’accueil habituellement affable même dans la première gargote venue devient un art consommé en de tels lieux et l'imagination (fertile) aidant, on a vite fait de s'imaginer Shogun d'un soir, "harem" en moins, désir ardent.
Le bon vieux temps, bordel!
Installé à flanc de falaise face à la mer et plongé dans une foret luxuriante, le cadre est vraiment magnifique. Les chambres, dans le style nipponeux, sont simples...on est pas aux "States", dans l’épate et le "kingsize bed". Assez unique, une (charmante) hôtesse attitrée s'occupe de tout pendant votre séjour; faire le lit (en mode futon), porter les valises, ( ah, les goujats!) préparer les repas et assurer le service. Petit bémol, les mets, fort bons au demeurant, ne font pas se cabrer la glotte....on ne peut pas exceller en tout (dixit Alain Delon, un soir de grosse déprime)





C'est quand même aut' chose que le réveil façon sergent Hartman!  
Petit rictus chiraquien de bon aloi...L'a l'air heureux le garenne!!! 
Le lieu possède l'un des plus vieux onsen du Japon datant du 19ème...Là, tout n'est d'ordre et beauté...
 Changement d'ambiance, direction Shoji-jo, petit lac lové au pied du grand maître. Pour s'y rendre, il convient de prendre le train jusqu'à la station Fujinomiya puis un bus qui dessert les 5 lacs ceinturant le mont Fuji. Compter 2h30 de transfert.

Là, une petite auberge rustique avec onsen vous attend, le Yamadaya. Pas le grand luxe mais c'est tout à fait correct et on y mange bien (on peut même y amener son pinard préféré) et si le grand manitou vous a à la bonne, vous aurez droit a une vue magnifique sur le maître de céans.


Grolle 10 et Fuji-san....deux monuments se font face.
Mais avant ça, va falloir faire un peu de place dans l'toboggan

Après l'effort... 



Retour en bus vers Tokyo où se déroule en ce moment des élections...petit cadeau pour amateurs de bobines de ouineurs!!!








Mon préféré...
Bon dieu, mais c'est l'bordel dans ce pays!!!